15/02/2011
Tenue d’un atelier sur l’examen périodique universel de la Somalie


Le ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, Chargé des Droits de l’Homme, et la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, ont organisé aujourd’hui au Djibouti Palace Kempinski un atelier portant sur l’Examen périodique universel (EPU) sur la Somalie.

La cérémonie inaugurale a regroupé le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Abdi Ismaïl Hersi, plusieurs ministres somaliens avec à leur tête le vice premier ministre Abdiwalid Mohamed Ali, des responsables chargés des droits de l’homme aux Nations Unies, à Djibouti, en Somalie et en Afrique de l’Est.

La thématique de ce séminaire de trois jours soulève l’adhésion de ce pays voisin et frère aux différentes conventions internationales sur les droits de l’homme malgré les difficultés auxquelles est confronté le gouvernement de transition somalien dans la gestion des affaires publiques.

En effet, la délégation ministérielle somalienne entend mettre à profit l’expérience de ses interlocuteurs djiboutiens dans la préparation de l’examen final périodique universel en matière des droits de l’homme.

Au cours de ces trois jours, il s’agira de faire l'état des lieux des droits de l'homme et de deux définir les enjeux et les challenges qu'il restera à franchir. Ainsi à l'issu le groupe de travail proposera un ensemble de recommandations qui seront remis au Gouvernement de transition Somalien.

Rappelons en ce sens que la République de Djibouti s’est pliée aux règles de l’EPU, en 2009. La mission djiboutienne d’alors avait présenté aux officiels onusiens et autres acteurs les avancées majeures que le pays avait accompli dans la protection des droits de l’homme ces dernières années.

Le ministre de la Justice, M.Mohamed Barkad Abdillahi, a souligné dans son discours inaugural, que l’ouverture de cette session consacrée à l’Examen périodique Universel de la Somalie, est une "date exceptionnelle", qualifiant d’ "une occasion de grande émotion".

"C’est aussi une grande date pour nous de nous trouver ensemble pour partager avec eux les efforts déployés accomplis pour la promotion et la protection des droits de l’homme, mais aussi d’être conscient des immenses contraintes et des limites imposées par le contexte d’un pays confronté à d’énormes obstacles", a-t il précisé.

Le Garde des Sceaux a réaffirmé devant son auditoire la pertinence de la promotion d’une culture des droits de l’homme ici et chez le voisin somalien qui demeure l’une des priorités majeures de son département ministériel et de la feuille de route du gouvernement de Djibouti.

Le ministre a tenu à saluer, en dépit les difficultés auxquelles elle est confrontée, " la République de Somalie qui a honoré ses engagements, en ratifiant ou en adhérant à des instruments internationaux, régionaux relatifs aux droits de l’Homme".

Citons entre autre la convention internationale sur toutes les formes de discrimination raciale, le pacte international relatif aux droits civils et politiques, le pacte relatif aux droits économique, sociaux et culturels, la convention contre la torture et autres peines et traitements cruels inhumains et dégradants…etc

A noter qu’une délégation somalienne sera dépêchée à Genève au mois de juin prochain. D’où le rôle crucial que les conseillers techniques du Garde des Sceaux djiboutien et les membres de la commission nationale des droits de l’homme vont jouer auprès des intervenants somaliens de cet atelier préparatoire de trois jours dans la maîtrise des subtilités des instruments internationaux des droits de l’homme.

Enfin il convient de rappeler que l’examen périodique universel (EPU) est un processus unique en son genre. Il consiste à passer en revue, tous les quatre ans, les réalisations de l’ensemble des 192 Etats membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme. Son objectif ultime est d’améliorer la situation des droits de l’homme dans tous les pays et de traiter des violations des droits de l’homme, où qu’elles se produisent.

MAAS

Source :ADI