"L’affaire Borrel reste avant tout une affaire franco-française". Cette phrase souvent répétée par le président Ismaïl Omar devant la presse aura enfin révélé tout son sens avec la diffusion sur France 3 de "La légende du juge Borrel", documentaire réalisé par M Francis Gillery.
Ce film aura enfin dévoilé que la vérité sur la disparition tragique de Bernard Borrel doit être recherchée dans les crimes pédophiles commis par les ressortissants français dans les années 90 à Djibouti au préjudice des enfants réfugiés qui avaient fui les guerres civiles de Somalie et d’Ethiopie.
Le documentaire est aussi un véritable réquisitoire contre l’arrogance des médias français plus prompts à verser dans le sensationnel qu’à faire preuve d’esprit critique.
L’excellente enquête de notre confrère de France 3 permet de mieux comprendre l’engrenage qui a conduit les autorités françaises, Mme Borrel et les médias français à impliquer les autorités djiboutiennes dans la mort de Borrel.
Mme Borrel qui savait la terrible vérité sur la mort de son époux a préféré mentir pour faire croire à l’assassinat de son mari plutôt que le suicide.
Les autorités françaises ont fermé les yeux sur la dangereuse dérive de leur institution judiciaire aussi longtemps que celle-ci a ignoré les scandales pédophiles. Surtout que l’année 1995 était une année électorale en France !
Quant aux journalistes sans aveu et aux avocats sans vertu, dénoncer le complot d’Etat en accablant Djibouti était un moyen bien facile pour espérer de changer des carrières bien ternes !
Pourquoi Elisabeth Borrel a-t-elle caché aux enquêteurs l’importante somme d’argent que son époux a retirée de la banque à la veille de sa mort et retrouvée au domicile conjugal ?
Pourquoi a-t-elle longtemps omis de signaler que son mari lui avait laissé plusieurs lettres manuscrites dont deux seulement sont à ce jour révélées ?
Pourquoi a-t-elle a tenté de se suicider à 3 heures du matin alors même que le décès de son mari n’était pas encore connu ?
Pourquoi le chef de mission de la coopération exige de la justice djiboutienne un communiqué qui atteste le suicide de Bernard Borrel quelques heures après la découverte du corps ?
Comment expliquer qu’aucune autopsie du corps n’ait été réalisée après le rapatriement du corps en France ?
Pourquoi l’Etat français indemnise-t-il la veuve Borrel alors même que l’instruction n’a jamais pu à ce jour apporter le moindre commencement d’un début de preuve sur la mort criminelle ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Autant d’interrogations troublantes que pose le film de Gillery et qui mettent définitivement hors de cause Djibouti et ses institutions dans la mort de Borrel.
La calomnie savamment entretenue depuis 15 ans par Mme Borrel avec la complicité de la magistrature et des médias français a compromis la justice française jusqu’à sa dignité. Insupportable attitude comme la vérité !
Le courage et la pugnacité des autorités djiboutiennes ont enfin permis que la mort de Bernard Borrel ne serve de prétexte pour fermer définitivement le halo nauséabond des crimes pédophiles commis par les ressortissants français à Djibouti.
Devant l’échec de leur stratégie, Mme Borrel et consorts doivent certainement broyer du noir ces jours-ci. Car "quand on cache la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une telle force d’explosion que, le jour où elle éclate, elle emporte tout avec elle".
Compte tenu du spectaculaire revirement médiatique qui vient de s’opérer, la légende de l’assassinat de Bernard Borrel par les Djiboutiens restera au mieux comme une honteuse manipulation de l’opinion publique et au pire comme l’un des plus grands scandales de la justice française.
MAAS
Source :ADI