Le centre de conférence "Kulan" a abrité aujourd’hui les travaux d’un atelier portant sur la mise en place d’un système de justice pour mineurs à Djibouti.
Inauguré par le directeur de la législation et des reformes au ministère de la Justice, des Affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l'homme, M. Ahmed Osman, cet atelier s'inscrit en droite ligne des recommandations issues du séminaire sous-régional sur la mise en place de systèmes d’information sur la justice juvénile organisé au Maroc en mars dernier.
Cette rencontre qui a regroupé, outre les cadres du ministère de la Justice, de nombreux officiers de la Police et de la Gendarmerie nationale, a pu voir le jour grâce à l’appui du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC).
A l'ordre du jour de cette rencontre, figuraient plusieurs points consacrés entre autres à la présentation générale de la restitution de l’atelier du Maroc.
L’atelier a également permis aux participants d'écouter une présentation de l’administratrice du programme Protection des Enfants de l’UNICEF, Mme Fathia Omar Hassan, sur les indicateurs internationaux relatifs à la justice pour mineurs.
Les participants se sont enfin accordés sur la nécessité de développer et de mettre en place des actions communes visant à instaurer un système de justice pour mineurs en République de Djibouti.
Notons que le terme de "justice pour mineurs" renvoie à la législation, aux normes et standards, aux procédures, mécanismes, institutions et groupes spécifiquement destinés au traitement des mineurs auteurs d'infractions pénales.
Selon la Convention relative aux droits de l'enfant, "les Etats parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales d'autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci".
La Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) interdit explicitement par ailleurs la torture, la peine capitale et l'emprisonnement à vie - sans possibilité de libération - pour toutes les personnes âgées de moins de 18 ans, et restreint dans le même temps l'usage de la privation de liberté à des mesures de dernier recours - lorsque toutes les autres solutions alternatives ne s'avèrent pas envisageables ou adéquates. Dans ces types de cas et lorsque la situation l'exige, la privation de liberté doit être prononcée pour une période la plus courte possible.
HM
Source :ADI