Le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, a présidé aujourd’hui, au siège de l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), la célébration de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, en présence du ministre de la Justice, M. Mohamed Barkad Abdillahi, du président de la Commission nationale des droits de l’Homme, M. Ali Mohamed Abdou, des membres du gouvernement et du parlement, des membres du corps diplomatique et du système des Nations-Unies à Djibouti, ainsi que des représentants de la société civile.
La célébration de cette Journée dont le thème retenu pour cette année est : « Optez pour la diversité, mettre fin à la discrimination », constitue l’occasion donnée aux décideurs politiques pour faire le bilan des actions entreprises en matière de la promotion des droits de l’Homme.
L’objectif principal de cette Journée est également « d'aider à promouvoir des sociétés sans discrimination et un monde d'égalité de traitement pour tous », selon le message du Haut Commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’Homme.
Elle encourage les gens partout - y compris la famille des Nations Unies, les gouvernements, la société civile, les institutions nationales des droits de l’homme, les médias, les éducateurs et les individus - à saisir l'occasion de la Journée des droits de l'homme 2009 pour s’unir afin d’opter pour la diversité et mettre fin à la discrimination.
A Djibouti, le gouvernement soucieux des droits des personnes handicapés, a ratifié en avril dernier un projet de loi visant à renforcer leurs droits, lequel sera prochainement adopté à l’Assemblée nationale.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le Premier ministre a indiqué que « Djibouti s’est donné les moyens de poursuivre son action en faveur des valeurs universelles des droits de l’Homme »
« Sachez, a dit le Premier ministre, que le choix de notre pays, pour la promotion continue des défenses de ces valeurs, fait partie intégrante de nos lois et règlements. Nous sommes conscients qu’il ne suffit pas d’espérer, il nous faut être proactif malgré l’âpreté de ce combat ».
« C’est pourquoi, a-t-il continué, que nous avons doté notre pays de tout l’arsenal juridique moderne pour que chaque citoyenne et citoyen, ainsi que chaque justiciable, puisse agir pour la défense et l’exigibilité de ses droits ».
« Afin de rendre ces actions réelles, nous nous sommes également dotés de toutes les institutions démocratiques susceptibles d’assurer la protection effective des droits proclamés par la déclaration universelle des droits de l’Homme », a-t-il expliqué.
M. Dileita Mohamed a expliqué que le Chef de l’Etat, « en nous traçant comme feuille de route, le combat prioritaire de la lutte contre la pauvreté et pour le développement, l’éducation et la formation pour tous, la santé pour tous (…) agit concrètement pour la réalisation des droits sociaux, économiques et cultuels de tous les djiboutiennes et de tous les djiboutiens sans aucune discrimination ».
De son côté, le ministre de la Justice, M. Mohamed Barkad Abdillahi, a déclaré que « conformément aux orientations définies par le président de la république, M. Ismail Omar Guelleh, notre pays a entrepris des efforts constants dans le but d’asseoir une société démocratique imprégnée des droits de l’Homme et apte à remplir son rôle dans le renforcement du processus démocratique et de l’état de droit, dans le cadre d’une société moderne, développée et sans discrimination ».
Le ministre a estimé que « ce bond qualitatif que nous faisons dans le domaine des droits de l’Homme nous impose de ne pas nous satisfaire des structures juridiques ou du renforcement des institutions spécialisées en la matière, quel que soit l’importance et le rôle, mais aussi et surtout d’œuvrer à former un citoyen qui soit imprégné des valeurs démocratiques et des principes des droits de l’homme dans sa vie quotidienne ».
Quant au président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), M. Ali Mohamed Abdou, il a souligné que « la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme est également l’occasion de faire le plaidoyer auprès du gouvernement djiboutien mais également de la société civile, des médias, des organisations internationales, ainsi que des bailleurs de fonds en faveur du respect de la diversité et du principe de non-discrimination dans tous les domaines et garanti dans les divers instruments internationaux et régionaux sur les droits de l’Homme, ratifiés par Djibouti ».
HM
Source :ADI