"Le journaliste Bernard Nicolas comparaîtra vendredi devant le tribunal correctionnel de Créteil pour diffamation publique, après une plainte de l'ex-propriétaire d'un café djiboutien mis en cause dans un reportage consacré à l'affaire du juge Bernard Borrel, mort en 1995 à Djibouti", selon le journal Le Monde.
L'ancien propriétaire de "L’Historil", Alain Romani, avait porté plainte avec constitution de partie civile le 12 janvier 2007, après la diffusion lors d'une soirée organisée à Alfortville (Val-de-Marne) et consacrée à l'affaire Borrel d'un reportage de Bernard Nicolas diffusé en 2002 sur Canal+ et sur lequel il apparaît.
M. Nicolas a été renvoyé pour diffamation publique en juin 2008 dans ce dossier dont l'examen avait été renvoyé le 21 novembre dernier au 13 février parce que l'un des avocats était malade.
M. Romani a également déposé en 2007 devant le tribunal de grande instance de Paris une plainte avec "constitution de partie civile" "pour diffamation publique" contre Mme Elisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel. "Le dossier doit être examiné le 5 mars à Paris par la 17ème chambre correctionnelle", ajoute Le Monde, citant une source judiciaire.
Dans son livre "Un juge assassiné", publié en 2006 chez Flammarion, Mme Borrel a cité le nom de M. Romani comme ayant fait partie d'un groupe de cinq hommes qui, selon le témoignage d'un ancien garde de la présidence de Djibouti, Mohamed Alhoumekhani, auraient rendu compte de la mort du "juge fouineur" à l’actuel dirigeant djiboutien. Ce que M. Romani conteste.
NF
Source :ADI