Dès l'ouverture du Canal de Suez, la
Mer Rouge devenait une voie d'eau d'importance mondiale sur la Route des
Indes et de l'Extrême Orient.
Alors que les Britanniques s'installaient à Aden en 1839, la France
jugea nécessaire de posséder une base de ravitaillement pour
sa marine, entre Suez et Saigon,
sur la rive sud-ouest de la Mer Rouge.
Il en résulta le Traité du 4 mars 1862 par lequel les chefs
de la région d'Obock cédaient en toute propriété,
moyennant redevance, le mouillage d'Obock et les territoires s'étendant
du Ras-Doumeira au Ras-Ali. Le Sultan de Gobaad concédait le golfe
de Tadjourah par deux traités, le premier du 14 décembre
1884, le second du 2 janvier 1885. Le 26 mars 1885 les chefs de la région
de Djibouti signaient également un Traité de protectorat
et "d'amitié éternelle " avec la France, ce qui
conduit celle-ci à occuper le Ras-Djibouti ou Ras Jaboutil en 1888.
" Quand on eût acquis la certitude qu'Obock ne serait jamais
un terminus d'arrivée de caravanes, c'est vers Djibouti qu'on jeta
les yeux. Cinq routes: celles de Massawa, celle d'Assab, celle de Berbera
par Boulhar, celle de Zeilah et celle de Djibouti partent du Harrar et
du Choa pour aboutir à la mer; et sans contredit la meilleure est
celle qui se termine à Djibouti." (M.B. Dutreil, TH-1900).
Obock abandonnée en 1892, Djibouti devint la capitale du territoire
et en 1895 comptait déjà 5.000 habitants. Le choix avait
été commandé, entre autres, par l'existence de sources
d'eau potable abondantes à Doralé et Ambouli. Les travaux
de construction du chemin de fer Djibouti-Addis Abeba commencèrent
alors (1898) avec des architectes et constructeurs aussi prestigieux que
Jean Eiffel. Une ville nouvelle surgit de l'autre coté de la frontière
avec l'Ethiopie, Dire Dawa et après l'ouverture complète
de la ligne en 1917, le chemin de fer devint une attraction majeure des
aventuriers du rail, certes moins luxueuse, mais au même titre que
des lignes aussi prestigieuses construites en Asie et en Afrique. On découvrit
en même temps, les fabuleuses richesses géologiques de Djibouti,
en raison de sa place dans la tectonique des plaques et de l'existence
d'un rift océanique véritable qui devrait donner naissance
dans quelques millions d'années à un nouvel océan.
Des hôtels furent ouverts, de belles maisons furent construites
au centre ville où se trouvent des traces très appréciables.
En effet, il existe à Djibouti un corps de bâtiments datant
de cette période dont l'architecture et le style furent créés
par des constructeurs créatifs et talentueux : de belles mosquées
au minaret typique, de larges maisons ouvertes sur la ville et ses marchés,
des hôtels typiques bref tout un patrimoine.
Après la seconde guerre mondiale, Djibouti recevait en 1946 le
statut de territoire d'outre-mer français - Côte Française
des Somalis- avec la création d'une Assemblée territoriale
élue et après 1956, un conseil de gouvernement chargé,
sous la présidence du chef du territoire, de la gestion des affaires
locales.
Djibouti devait rivaliser avec Aden et devenir le Hongkong de la mer
Rouge. Conjointement aux travaux pour que Djibouti, port aux eaux profondes,
puisse s'imposer comme port de soutage, la France adoptait en 1949, un
train de mesures fiscales, douanières et monétaires.
Dès lors, Djibouti était doté d'un statut de port
franc et la Côte Française des Somalis. abandonnait la zone
franc pour une monnaie, rattachée à l'étalon or et
directement convertible en dollar: le franc de Djibouti.
Le processus de décolonisation
Le processus de décolonisation engagé en 1958 a conduit
la puissance coloniale à organiser le référendum
du 19 mars 1967. A l'issue de ce scrutin entaché d'irrégularités,
la Côte française des Somalis devint le Territoire français
des Afars et des Issas.
A partir de 1975, le mouvement pour l'indépendance s'amplifia
et le 8 mai 1977, la population optait à une écrasante majorité
pour l'indépendance qui fut proclamée le 27 juin 1977.
Son Excellence Hassan Gouled Aptidon devient le premier président
de la République de Djibouti.
En avril 1999, lors des élections présidentielles au suffrage
universel, le peuple djiboutien, à une écrasante majorité,
accorde sa confiance à Son Excellence ISMAIL OMAR GUELLEH qui devient
ainsi le deuxième président de la République de Djibouti.
Cette transition démocratique est unanimement saluée par
la communauté internationale.
En Janvier 2000, la République de Djibouti adopte un Plan Stratégique
de Développement du Tourisme.
Un certain nombre d'objectifs et de stratégies ont été
définis dans le Plan et l'approche globale du développement
touristique se fait en contribuant aux objectifs ci-après que s'est
fixé le Président de la République Son Excellence
ISMAIL OMAR GUELLEH :
Ø la lutte contre la pauvreté et la création d'emplois
Ø le renforcement de la capacité de gestion du tourisme
par les nationaux
Ø la participation des femmes ainsi que des groupes sociaux les
plus défavorisés au développement économique.
Ø la protection de l'environnement
Depuis son élection, le Président de la République
Son Excellence ISMAIL OMAR GUELLEH uvre inlassablement pour placer
Djibouti sur la voie d'un développement économique durable
et pour favoriser l'émergence d'une culture de paix sur toute la
Corne de l'Afrique.
Source : Le livre "Djibouti,
Fleuron de la Mer Rouge" par Houssein Ahmed Hersi et Mohamed A. Wais
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