05/05/2009 - Les débats se focalisent autour des secteurs de l’Agriculture, l’Habitat et la Jeunesse, lors de la 4ème journée du Séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale L’Agriculture, l’Habitat et la Jeunesse, ont été ce mardi au centre des interventions des ministres en charge de ces trois départements : MM. Abdoulkader Mohamed Kamil, Elmi Obsieh Waïs, et Mme Hasna Barkat Daoud.
Les trois ministres qui s’exprimaient à tour de rôle au Palais du peuple, en présence du Chef de l’Etat, du Premier ministre et des représentants de la société civile, et ce au 4ème jour des travaux du Séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale, ont présenté le bilan des activités de leurs départements pour la période 2002-2009, ainsi que les perspectives d’avenir dans des secteurs comme la sécurité alimentaire, la lutte contre la soif, l’agro-pastoralisme, l’habitat et l’environnement, le développement urbain, l’épanouissement de la jeunesse, ou encore le renforcement du capital humain.
Rappelons que Ce Séminaire, le second du genre depuis 2002, doit servir de plate-forme aux politiques et aux représentants de la société civile, de se pencher sur les acquis, les réalisations et le chemin à parcourir pour parachever les projets vitaux pour le développement du pays.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé des ressources hydrauliques, Abdoulkader Mohamed Kamil, a indiqué que « la République de Djibouti, conscient de ses difficultés en approvisionnement en eau, a néanmoins engagé un combat pour diminuer à terme sa dépendance alimentaire vis-à-vis de l’extérieur ».
Le ministre s’est exprimé sur le déficit en eau dans un pays semi-désertique, la sécurité alimentaire, le maintien des populations dans les zones rurales.
Malgré les difficultés en approvisionnement en eau, le gouvernement djiboutien par le biais du ministère de l’Agriculture, s’est s’engagé au cours de ces dix dernières années, dans un combat pour apporter à la fois un soutien aux populations rurales, et parvenir à terme à réduire sa dépendance alimentaire.
Dans le cadre de ce programme, le responsable a annoncé que pas moins de 17 sites agropastoraux ont été aménagés autour des points d’eau. Ces sites expérimentaux visent à faire de l’éleveur nomade traditionnel un agriculteur capable de subvenir aux besoins de sa famille.
Ces périmètres agricoles vont inciter les populations nomades à se fixer dans leur région et éviter ainsi l’exode rural.
Abdoulkader Mohamed Kamil a expliqué que son ministère soutient encore et toujours les coopératives agricoles, en leur fournissant notamment l'accès à l'eau à travers l’aménagement de points d’eau, de forages ou l’octroi d’outils de production et des semonces.
Le ministre a encouragé les agriculteurs à intensifier leurs efforts.
Sur la sécurité alimentaire, le ministre a indiqué que notre pays acquis 100.000 hectares de terres arables auprès de l'Éthiopie et du Soudan, des terres déjà mises en exploitation.
Il a déclaré que 500 tonnes de sorgho cultivé au Soudan ont déjà été acheminées à Djibouti, ajoutant que plus de 800 tonnes de sésame et sorgho sont attendues dans les prochains mois.
Au même titre que la sécurité alimentaire, la lutte contre la soif constitue, selon lui, un autre axe prioritaire. Djibouti s’est engagé à assurer l’approvisionnement de la population en eau, travers la multiplication des retenues d’eau, la réalisation de forage de puits ou la création de deux usines de dessalement d'eau de mer.
Les deux usines seront construites, l’une dans la capitale Djibouti-ville, l’autre à Khor-Angor dans la région d’Obock.
Abdoulkader Mohamed a affirmé que son département entend généraliser l’usage des panneaux solaires pour faire fonctionner les moto-pompes permettant la remontée de l’eau des nappes phréatiques à la surface.
Parmi les demandes qui ont émané du public, on retiendra les nombreuses sollicitations de l'aide publique en faveur d'un soutien plus actif en matière de dotation de matériels (domaine de la pêche), et des aides financières pour couvrir les dépenses courantes notamment en fuel.
Sur la question de l'élevage, des voix se sont élevées contre la nouvelle position de Djibouti comme principal centre de réexportation de bétails de la Corne de l'Afrique vers les pays du Golfe.
Les participants ont dénoncé les exportateurs de bétails qui privilégient selon eux les marchés extérieurs, au détriment du marché local, ce qui occasionne une importante hausse du prix de la viande.
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